Durée : 1h10

Solrey et Ange Leccia œuvrent ici comme à l’inverse d’un compositeur lorsqu’il met des sons sur des images. Ils inventent une « bande-image » qui enveloppe les airs enfouis dans la mémoire collective, les souvenirs de salles obscures…
Entre les musiques ressuscitées, recomposées, revisitées et l’ambiance visuelle c’est d’« association » qu’il s’agit. Au cours du montage, la musicienne a calculé des ralentis, des colorisations, des amplifications, dans l’idée de parvenir à cet « ostinato » qui caractérise l’univers d’Alexandre Desplat. Ses transcriptions sont autant de compositions. Et fugace apparition d’un visage endormi. Les aigus s’exacerbent. Faisceau de lumière dans la nuit. La musique s’évanouit. Viendront des soleils rouges aux rayons diffractés, et des figures colorées comme sorties d’une peinture de Miró. Irruption de Brigitte Bardot en cardigan bleu marine se massant l’épaule avant de monter perplexe dans une décapotable rouge.